En septembre 2026, le marché immobilier de la ville de Québec compte près de 50 % plus d’unifamiliales à vendre qu’un an plus tôt (688 inscriptions en vigueur contre 465). L’unifamiliale se vend à 100 % du prix demandé, contre 105 % en septembre 2025, et le prix médian des plex de 2 à 4 logements progresse de 13,9 % sur un an, selon l’APCIQ Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre..
Quel est le portrait du marché immobilier à Québec en septembre 2026?
En septembre 2026, la ville de Québec compte plus de propriétés à vendre qu’à tout autre mois depuis janvier, pour les trois types suivis : l’offre a rattrapé la demande.
| Septembre 2026 | Ventes | Inscriptions en vigueur | Prix de vente médian | Ratio prix vendu / demandé | Mois d’inventaire | Délai de vente médian |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Unifamiliale | 306 | 688 | 465 000 $ | 100 % | 2,25 | 7 jours |
| Copropriété | 176 | 765 | 342 000 $ | 99 % | 4,35 | 15 jours |
| Plex (2 à 4 logements) | 48 | 173 | 628 500 $ | 100 % | 3,60 | 5 jours |
Mon bilan d’août 2026 détaillait les arrondissements ; celui-ci regarde la ville entière. Voir mes analyses mensuelles du marché immobilier de Québec.
Que révèle le cumul de janvier à septembre 2026?
Sur neuf mois, le marché immobilier de Québec a vendu à peu près autant qu’en 2025 : 2 589 unifamiliales contre 2 506 (+3,3 %), 2 008 copropriétés contre 2 014 et 467 plex contre 446 (+4,7 %). Le prix de vente moyen, pondéré par les ventes, atteint environ 538 000 $ pour l’unifamiliale (+6,4 %), 379 000 $ pour la copropriété (+7,7 %) et 608 000 $ pour les plex (+9,5 %).
Ce qui a changé sans bruit, c’est le robinet des inscriptions : +19,0 % de nouvelles inscriptions pour l’unifamiliale, +19,7 % pour la copropriété et +26,7 % pour les plex. Pour 100 nouvelles inscriptions d’unifamiliales, on compte 73 ventes cette année, contre 84 en 2025.
Déjà sur l’année, la surenchère moyenne sur l’unifamiliale a fondu d’environ la moitié : le ratio prix vendu / prix demandé cumulé passe de 105,9 % à 103,0 %.
Qu’est-ce qui a changé à Québec depuis septembre 2025?
Par rapport à septembre 2025, l’inventaire de la ville de Québec a augmenté de 45 % à 68 % selon le type, et le prix obtenu se négocie autour du prix demandé : le marché n’est plus en surenchère généralisée.
Unifamiliales : davantage de maisons à vendre, fin de la surenchère moyenne
Les unifamiliales de la ville de Québec comptent 688 inscriptions en vigueur en septembre 2026, contre 465 un an plus tôt (+48,0 %), et leurs mois d’inventaire passent de 1,65 à 2,25. Les ventes progressent pourtant (306 contre 282) : l’offre a simplement grimpé plus vite.
Le ratio prix vendu / prix demandé passe de 105 % à 100 %. En 2026, il a culminé à 107 % en mars, puis il a baissé chaque mois jusqu’à 100 % en juillet (voir mon bilan de juillet 2026), où il est resté.
Le délai de vente moyen passe de 14 à 31 jours. Le délai médian reste court, à 7 jours : la moitié des maisons partent encore en une semaine ou moins, mais les autres s’attardent. Les inscriptions expirées le confirment (51 contre 30).
Le prix de vente moyen est pratiquement inchangé (539 187 $ contre 541 223 $, -0,4 %) et le prix médian recule légèrement (-1,2 %). Avec une hausse de 6,4 % sur neuf mois, le ralentissement se situe dans les derniers mois, et un prix demandé surévalué se paie plus vite.
Copropriétés : les mois d’inventaire ont presque doublé
Les copropriétés de la ville de Québec comptent 765 inscriptions en vigueur, contre 456 en septembre 2025 (+67,8 %). Avec moins de ventes (176 contre 204), leurs mois d’inventaire passent de 2,24 à 4,35. Les inscriptions expirées ont presque triplé (61 contre 21) et le délai médian passe de 6 à 15 jours.
Le ratio (99 %, contre 100 % il y a un an) bouge d’un point, un écart non interprétable : pour la copropriété, le changement passe par l’inventaire. Les prix montent encore : prix médian de 342 000 $ (+8,6 %), prix moyen de 375 696 $ (+6,9 %).
Plex de 2 à 4 logements : les prix progressent malgré l’inventaire
Les plex de 2 à 4 logements (immeubles à revenus de moins de 5 logements) de la ville de Québec affichent un prix médian de 628 500 $, contre 552 000 $ en septembre 2025 (+13,9 %), et un prix moyen de 641 406 $ (+13,6 %). Leur inventaire grimpe pourtant de 119 à 173 inscriptions (+45,4 %), et leur délai moyen raccourcit de 30 à 21 jours. Avec 33 à 74 ventes par mois, un seul mois peut bouger beaucoup : je privilégie leur lecture sur un an.
Comment le marché a-t-il évolué entre août et septembre 2026?
Entre août et septembre 2026, l’inventaire de la ville de Québec a continué de monter. C’est une direction, pas une ampleur : août est un mois lent, et une partie du rebond de septembre est saisonnière. Les inscriptions en vigueur passent de 583 à 688 pour l’unifamiliale, de 702 à 765 pour la copropriété et de 146 à 173 pour les plex, avec des nouvelles inscriptions en hausse pour les trois.
Les acheteurs sont revenus pour l’unifamiliale (306 ventes contre 214 en août) et les plex (48 contre 41), ce qui ramène les mois d’inventaire de l’unifamiliale de 2,72 à 2,25. La copropriété fait exception : ventes en baisse (188 à 176) et mois d’inventaire à 4,35, son plus haut niveau de 2026. Le ratio prix vendu / prix demandé reste à 100 % ou moins pour les trois types.
Le marché favorise-t-il encore les vendeurs à Québec?
Le marché de la ville de Québec favorise moins les vendeurs qu’il y a un an : plus d’inscriptions en vigueur, plus de mois d’inventaire et un ratio prix vendu / prix demandé à 100 % ou moins pour les trois types.
Je n’y colle pas d’étiquette chiffrée : l’APCIQ calcule son indicateur de mois d’inventaire autrement que ce bilan, et comparer ces valeurs à ses seuils de marché serait trompeur. La direction est nette, l’intensité varie : la copropriété a le plus changé, les plex gardent des prix en hausse. Un secteur comme Limoilou, Sillery ou Lebourgneuf peut aussi s’écarter de la moyenne (arrondissements et quartiers de Québec).
Comment lire les indicateurs du marché immobilier?
- Inscriptions en vigueur
- Les propriétés à vendre actives durant le mois, soit l’offre disponible.
- Mois d’inventaire
- Les inscriptions en vigueur divisées par les ventes du mois, soit le nombre de mois nécessaires pour écouler l’offre à ce rythme de ventes.
- Taux d’absorption
- Les ventes divisées par les nouvelles inscriptions. À 73 %, on compte 73 ventes pour 100 nouvelles inscriptions. Cet indicateur mesure la vitesse à laquelle les propriétés disponibles sur un marché sont vendues sur une période donnée.
- Ratio prix vendu / prix demandé
- Le prix de vente comparé au prix demandé. Au-dessus de 100 %, les acheteurs paient en moyenne plus que le prix affiché, souvent à cause de la surenchère.
- Délai de vente
- Le nombre de jours qu’une propriété vendue est restée sur le marché. La médiane décrit la propriété typique, la moyenne inclut les plus lentes.
Voir aussi les indicateurs à surveiller avant d’acheter une maison.
Ce que ces données signifient pour vous
Si vous songez à vendre
Le prix demandé fait maintenant le travail que la surenchère faisait l’an dernier. Avec un ratio autour de 100 %, une propriété mal positionnée risque de rejoindre les inscriptions expirées (51 unifamiliales et 61 copropriétés en septembre).
Avec mes clients vendeurs, je fixe le prix à partir des ventes comparables récentes du secteur, pas des prix affichés par les voisins.
Si vous cherchez à acheter
Vous avez plus de choix qu’il y a un an et, en moyenne, un peu plus de temps pour comparer. Ce temps reste limité : la moitié des unifamiliales se vendent encore en 7 jours ou moins. Arriver préparé, avec un financement confirmé et la valeur des comparables en tête, vous permet de profiter de cet inventaire.
Si vous investissez dans un plex
Les plex de 2 à 4 logements offrent plus de choix (45 % plus d’inscriptions en vigueur) sans que leurs prix fléchissent. Leur rendement dépend des loyers et du financement : voyez les rapports sur le marché locatif de la SCHL Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre. et le taux directeur de la Banque du Canada Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre., puis mon guide pour acheter un immeuble à revenus à Québec.
Questions fréquentes
Le marché immobilier de Québec est-il encore favorable aux vendeurs en septembre 2026?
Moins qu’il y a un an. Le ratio prix vendu / prix demandé est à 100 % ou moins pour les trois types, alors que l’unifamiliale se vendait à 105 % en septembre 2025, et les inscriptions en vigueur ont augmenté de 45 % à 68 %.
Les prix des maisons baissent-ils à Québec?
Pas de façon généralisée. Sur un an, le prix médian de l’unifamiliale passe de 470 500 $ à 465 000 $ (-1,2 %), celui de la copropriété monte de 8,6 % et celui des plex de 13,9 %. Ces chiffres décrivent le passé et ne permettent pas de prévoir les prix.
Y a-t-il des signes de krach immobilier à Québec?
Les données de septembre 2026 montrent un marché qui se rééquilibre, pas un effondrement : les ventes d’unifamiliales augmentent sur un an (306 contre 282) et les prix médians de la copropriété et des plex progressent. Aucune donnée mensuelle ne permet de prédire un krach.
Pourquoi y a-t-il plus de maisons et de condos à vendre à Québec qu’en 2025?
Parce que les nouvelles inscriptions augmentent plus vite que les ventes : de janvier à septembre 2026, +19,0 % pour l’unifamiliale et +19,7 % pour la copropriété, contre des ventes presque stables (+3,3 % et -0,3 %).
Pourquoi ces chiffres diffèrent-ils de ceux publiés par les médias?
Les médias citent souvent la région métropolitaine ou l’agglomération ; ce bilan porte sur la ville seulement. La date des données, le prix retenu (médian ou moyen) et la catégorie des plex (ici de 2 à 4 logements) changent aussi les résultats.
Méthodologie et source des données
Périmètre : ville de Québec, janvier 2025 à septembre 2026. Septembre 2026 est comparé à août 2026 et à septembre 2025 ; le cumul de janvier à septembre 2026, à la même période de 2025. Pour ce cumul, les ventes et les inscriptions sont additionnées, les inscriptions en vigueur sont une moyenne mensuelle et le prix moyen est pondéré par les ventes. Les ratios de prix de la source sont arrondis au pour cent entier : un écart d’un point n’est pas interprétable.