Vendre une maison à étages à Québec
Les particularités de la vente d'une maison à étages
La maison à étages est le modèle familial par excellence. Contrairement au bungalow, sa vente implique une dynamique verticale qui complexifie l’inspection et le confort thermique.
L’acheteur type étant souvent une famille avec de jeunes enfants, la sécurité des escaliers et la fonctionnalité des étages deviennent des critères de sélection. Une négligence de l’entretien en hauteur ou de la mécanique du bâtiment est la cause fréquente de négociations difficiles.
La gestion thermique et l’effet cheminée
Le défi physique majeur d’une maison à étages est la stratification de l’air : la chaleur monte naturellement, créant souvent un déséquilibre marqué entre le rez-de-chaussée et l’étage supérieur. C’est ce qu’on appelle l’effet cheminée. En été, les chambres à l’étage peuvent devenir suffocantes, tandis qu’en hiver, elles peuvent surchauffer si le système est mal balancé.
L’acheteur et son inspecteur vérifieront l’efficacité de la ventilation et de l’isolation de l’entretoit. Ils chercheront la présence d’une thermopompe murale ou centrale capable de climatiser adéquatement les chambres du haut.
Impact sur la transaction : Une maison visitée lors d’une journée chaude où l’étage est inconfortable envoie un signal négatif immédiat. L’acheteur percevra la propriété comme énergivore et inconfortable. Il pourrait offrir un prix moindre qui correspondrait au coût d’installation d’une unité de climatisation performante pour corriger ce défaut thermique.
L’entretien de l’enveloppe extérieure en hauteur
La verticalité du bâtiment rend l’entretien préventif difficile et coûteux pour le propriétaire moyen. L’accès aux fenêtres du deuxième étage, aux corniches et aux solins de toiture nécessite souvent des échelles de grande dimension ou des échafaudages.
Conséquemment, le calfeutrage des fenêtres hautes est souvent négligé, séché ou fissuré.
Lors de l’inspection, l’utilisation de jumelles ou de drones permet de repérer ces défaillances. Une infiltration d’eau à l’étage peut descendre dans les murs et causer des dommages invisibles jusqu’au rez-de-chaussée.
Impact sur la transaction : La découverte de scellants dégradés ou de pourriture sur les cadres de fenêtres à l’étage inquiète l’acheteur. Anticipant des coûts d’entretien élevés (nécessité d’engager des professionnels avec nacelles pour la peinture ou le nettoyage), il pourrait craindre de vices cachés dans la structure des murs.
La sécurité des circulations verticales et des issues de secours
L’escalier central est la colonne vertébrale de la maison à étages, mais il est aussi une source fréquente de non-conformité, surtout dans les constructions antérieures à 2000.
Les normes concernant la hauteur des contremarches, la profondeur des marches et l’espacement des barreaux du garde-corps ont évolué pour assurer la sécurité des enfants.
De plus, la fenestration des chambres à l’étage doit répondre aux normes d’évacuation incendie tout en prévenant les chutes accidentelles.
Impact sur la transaction : Pour une jeune famille, un escalier jugé dangereux ou des fenêtres impossibles à ouvrir par un enfant sont des freins majeurs. La mise aux normes d’un escalier est une rénovation structurelle coûteuse. Si l’acheteur juge la sécurité compromise, il ne voudra pas exposer sa famille à ce risque le temps des travaux.
La fonctionnalité sanitaire et la configuration des étages
L’obsolescence fonctionnelle est un enjeu critique pour les maisons à étages construites entre 1960 et 1990. La configuration typique de l’époque offrait souvent trois ou quatre chambres à l’étage pour une seule salle de bain familiale, et parfois aucune salle d’eau au rez-de-chaussée.
Les attentes modernes exigent un ratio sanitaire plus élevé, idéalement une salle de bain complète supplémentaire ou une suite des maîtres. Or, ajouter de la plomberie à l’étage ou au rez-de-chaussée dans une maison finie est techniquement complexe.
Impact sur la transaction : L’absence de salle d’eau au niveau de vie principal ou l’embouteillage matinal prévu à l’unique salle de bain de l’étage réduit considérablement la valeur marchande. L’acheteur déduira le coût estimé de son offre pour l’ajout d’une salle de bain, ou se tournera vers une construction plus récente mieux adaptée aux modes de vie actuels.
La valeur marchande des maisons à étages à Québec
L'analyse de la courbe des prix sur dix ans révèle que la maison à étages s'est imposée comme la valeur refuge par excellence pour les familles de Québec.
Si la croissance était constante mais modérée jusqu'en 2020, l'année 2025 marque une accélération fulgurante avec un bond du prix médian frôlant désormais les 490 000 $.
Cette envolée soudaine témoigne d'une volonté farouche des acheteurs de sécuriser de l'espace vital, la séparation des aires de vie (chambres à l'étage, aires communes au rez-de-chaussée) est devenue un besoin non négociable qui justifie désormais une prime substantielle sur le marché.
Les variations de prix de vente moyen des maisons à étages par arrondissement
| Arrondissement | Prix de vente moyen des 12 derniers mois |
|---|---|
| Beauport | 490 099$ |
| Charlesbourg | 520 185$ |
| La Cité-Limoilou | 637 600$ |
| La Haute-Saint-Charles | 502 893$ |
| Les Rivières | 561 572$ |
| Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge | 768 810$ |
La géographie dicte une hiérarchie financière claire. Le secteur de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge se détache du lot avec une moyenne impressionnante de près de 770 000 $, dopée par la rareté des terrains et la proximité des grands pôles institutionnels.
En revanche, les banlieues périphériques comme Beauport et La Haute-Saint-Charles offrent un point d'équilibre attractif autour de 500 000 $. Cet écart de plus de 250 000 $ pour un produit comparable illustre parfaitement que l'acheteur paie d'abord pour le quartier et le mode de vie avant de payer pour la brique.
Vendre votre maison à étage avec David
La vente d’une maison à étages présente des défis uniques que le simple bungalow ne connaît pas. La verticalité de votre propriété influence tout, de la gestion du confort thermique dans les chambres du haut jusqu’à la complexité de l’entretien extérieur des fenêtres et toitures inaccessibles.
Pour réussir votre transaction, il est essentiel de présenter une propriété qui rassure les familles, votre clientèle cible, sur la sécurité des escaliers et la fonctionnalité de la configuration sanitaire.
Une stratégie de mise en marché adaptée doit transformer ces caractéristiques techniques en arguments de valeur, plutôt qu’en sources d’inquiétude lors de l’inspection.
Ne laissez pas la hauteur de vos ambitions se heurter à des détails techniques mal préparés.
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Oui, c’est l’effet cheminée naturel. Toutefois, si l’écart de température avec le rez-de-chaussée est marqué (plus de 5 degrés), les acheteurs percevront la maison comme mal isolée ou inconfortable. L’absence d’une thermopompe murale à l’étage ou d’un système central équilibré servira d’argument pour négocier le prix à la baisse afin de couvrir les frais de climatisation.
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Les escaliers construits avant l’adoption des codes actuels bénéficient généralement de droits acquis. Cependant, si l’inspecteur juge la pente dangereuse, l’absence de main courante ou l’espacement excessif des barreaux comme un risque immédiat pour la sécurité des enfants, il recommandera une correction. Cela devient un frein majeur pour les jeunes familles.
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Oui. Les standards actuels exigent une toilette au niveau des aires de vie (cuisine/salon). L’absence de cette commodité réduit la valeur marchande, car l’acheteur anticipe les coûts élevés et la complexité technique d’ajouter de la plomberie dans une structure existante finie.
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Les inspecteurs utilisent désormais des drones ou des jumelles haute puissance pour examiner les solins et le scellant (calfeutrage) des fenêtres du deuxième étage. Un scellant fissuré ou séché, souvent négligé car inaccessible, est signalé comme un risque prioritaire d’infiltration d’eau dans l’enveloppe du bâtiment. Posez cette question à l’inspecteur avec qui vous ferez affaire.
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