Saint-Sauveur - La Cité-Limoilou

Un quartier à découvrir!

Saint-Sauveur en bref

  • Population

    15 810 habitants

  • Superficie

    3,97 km2

Source: Recensement 2011, Statistique Canada

À propos du quartier Saint-Sauveur - La Cité-Limoilou

Au tout début du régime français, les basses-terres de la plaine qui bordent la rivière Saint-Charles, où naîtra Saint-Sauveur, sont mises en réserve et forment les terres communales. En 1618, Champlain propose d’y installer une ville qu’il nommerait « Ludovica ». Ce projet ne se réalise pas; on abandonne cette idée vers 1638 et on installe plutôt la ville dans ce qui est aujourd’hui le Vieux-Québec, autour du fort Saint-Louis.

Dès lors, on procède à la concession des terres. Ainsi, en 1653, Jean Le Sueur dit Monsieur de Saint-Sauveur reçoit de l’Hôtel-Dieu de Québec une concession qui prolonge jusqu’à la rivière celle qu’il possède déjà sur le coteau. Les limites est et ouest de ces terres sont alors respectivement les rues Durocher et Montmagny.

Ce faubourg, formant à l’époque une partie de la banlieue de Québec, est au départ peu habité. Vers 1845 naît Boisseauville suite à des travaux d’arpentage. S’en suivra la construction d’une première église et d’un hôtel de ville.

Au début du XIXe siècle, le succès des chantiers navals, du commerce du bois et de l’activité portuaire entraîne le développement fulgurant de Saint-Sauveur. La forte demande de main-d’œuvre entraîne la construction d’un grand nombre de maisons. Depuis 1840, Saint-Sauveur était devenu le foyer d’un grand nombre d’ouvriers pauvres puisqu’à cet endroit, les règles de construction permettent de bâtir des maisons qui ne sont pas à l’épreuve du feu. Dès 1845, Saint-Sauveur est considéré comme la banlieue de Québec. L’incendie qui détruit Saint-Roch, le quartier voisin, va provoquer un mouvement de la population vers Boisseauville.

Puis, en 1866, le quartier est à son tour complètement rasé par le Grand incendie de Québec.

Un autre incendie détruira 600 maisons le 16 mai 1889. « La nuit dernière, vers minuit, la population de la ville a été mise en émoi par le tocsin qui sonnait à tous les clochers de la ville ». Ainsi s’exprime le Journal de Québec pour rendre compte de cet incendie. Le feu consume près du tiers de la paroisse, soit environ cinq cents maisons dans la partie nord, le long de la rue Saint-Vallier, laissant de quatre à cinq mille personnes sans abri. Cela relance le débat de l’annexion du quartier à la ville de Québec. La question tourne autour du problème du réseau de distribution d’eau, essentielle pour combattre le feu.

L’annexion se réalisera le 27 septembre 1889 après un référendum.

Les transformations seront rapides. Charles Baillargé, ingénieur à la ville parle de « la transformation la plus magique dont aucune ville n’ait jamais été témoin ». En moins de trois ans, le quartier rattrape son retard sur le reste de la ville quant aux équipements urbains : réseau de distribution d’eau, réseau de drainage, trottoirs, chaussées empierrées, poste de pompiers et de police, téléphones, éclairages électriques, etc. Le quartier s’étendra alors à la rue Saint-Vallier. À cette époque, la rue Saint-Ours, qui s’appellera plus tard le boulevard Langelier, constitue la plus belle artère de la ville.

En 1920, un auteur anonyme écrit dans L’Action catholique au sujet de Saint-Sauveur : « Jamais débuts ne furent plus modestes: le terrain est une savane non-irriguée et les résidences, de misérables cabanes ». D’ailleurs, Saint-Sauveur était surnommé le faubourg des tuyaux, car beaucoup d’habitations n’avaient pas de cheminées de briques mais de simples tuyaux de tôle qui dépassaient du toit.

Dès 1971, une campagne pour démanteler le chemin de fer qui traversait une partie du quartier et le coupait du parc Victoria a été lancée. Les voies furent finalement enlevées en 1974.

De 2006 à 2008, la ville de Québec entreprit de refaire au complet le boulevard Charest entre le boulevard Langelier et l’avenue Saint-Sacrement. L’artère principal a subi des travaux de réfection majeurs sur 2,5 kilomètres avec le retrait du terre-plein, l’élargissement des trottoirs et la plantation d’arbres. On amorce aussi plusieurs projets de construction résidentielle dans le même secteur.

La rivière Saint-Charles, au nord du quartier, a fait l’objet de travaux de renaturalisation des berges en 2007. Le parc Victoria fut aussi transformé par la construction d’un bassin de rétention d’eau, par la démolition de l’aréna Victoria et par le déménagement d’une chapelle.

Source: Saint-Sauveur, Wikipédia

Géographie

Le quartier est délimité par la rivière Saint-Charles (au sud), par une ligne de chemin de fer (à l’est), le boulevard Wilfrid-Hamel, l’avenue Eugène-Lamontagne et la 18e rue (au nord) et l’autoroute Laurentienne (à l’ouest). Il est traversé en son centre, du nord au sud, par la 1ère avenue. Le Vieux-Limoilou fait partie des quartiers les plus denses de la ville. Son territoire est découpé dans un plan hippodamien. La rivière Lairet, canalisée, traverse le quartier sous terre. Son relief est très plat et son altitude moyenne est de 10 mètres.

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